Le président de la Commission de l’UA plaide pour un effort collectif afin d’affronter les crises en Afrique

Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, a appelé dimanche, à une réforme urgente de l’architecture de la paix et de la sécurité en Afrique, exhortant les pays du continent à opter pour les actions collectives afin de résoudre les crises.
« Au Soudan, en RDC, en Somalie, au Sahel, en Libye, au nord du Mozambique et à Madagascar, les crises persistantes et les menaces émergentes, y compris le terrorisme, l’extrémisme violent, la piraterie, la criminalité transnationale et le mauvais traitement des migrants, exigent une action collective plus forte », a affirmé M. Ali Youssouf lors de son intervention au 21e Sommet extraordinaire de l’UA organisé à Luanda, en Angola.
« La prévention doit devenir notre priorité. Nous avons besoin d’un système continental d’alerte précoce renforcé, d’une mise en œuvre plus efficace des décisions de l’UA, d’un financement durable pour les opérations de paix et d’un Fonds pour la paix pleinement opérationnel », a-t-il assuré, par ailleurs.
Il a estimé, en outre, que les partenariats, y compris avec les Nations unies, devraient refléter les réalités et les attentes de l’Afrique. « La mise en œuvre de la résolution 2719 du Conseil de sécurité des Nations unies (consacrant la coopération entre l’ONU et l’UA) est un appel légitime et urgent », a-t-il insisté.
Il a également souligné que les Communautés économiques régionales de l’UA et les mécanismes régionaux restent au centre de la diplomatie préventive. Une consultation continue entre le Conseil de paix et de sécurité, la Commission, les Etats membres et les organismes régionaux « est essentielle », a-t-il dit.
La solidarité, les ressources mutualisées et une plus grande souveraineté panafricaine en matière de paix et de sécurité sont impératives, a-t-il plaidé signalant, à ce propos, qu’aucun pays n’était en mesure d’affronter seul les menaces que connaît le continent.
Le président de la Commission de l’UA a noté, d’autre part, que la mise en place de cette nouvelle architecture de paix et de sécurité nécessitait une « volonté politique inébranlable ».














