France : des perturbations enregistrées dans plus de 400 établissements scolaires lundi

Quelque 413 établissements scolaires étaient perturbés lundi en France, deux semaines après le début des premières manifestations des lycéens, selon un décompte du ministère français de l’Education nationale.
Le nombre d’établissements concernés est en baisse par rapport aux jours précédents. Il s’élevait à 564 vendredi, soit une diminution de 27 %, et à 610 jeudi, enregistrant une baisse de 32 %, a précisé le ministère français.
En région parisienne, près de 160 lycées étaient fermés lundi à la mi-journée, selon le journal français Le Monde. La porte du lycée Vauquelin, situé dans le 13e arrondissement de Paris, a été incendiée lundi en marge de la mobilisation des élèves, d’après plusieurs médias français.
Des campus universitaires de la capitale ont également rejoint le mouvement en solidarité avec les lycéens, qui réclament davantage de moyens pour l’éducation ainsi qu’une plus grande égalité.
Alors que la situation semblait s’apaiser, plusieurs organisations lycéennes et étudiantes ont appelé à une grande manifestation nationale. Une intersyndicale de l’Education nationale a également appelé à participer à cette mobilisation.
Lors de son intervention sur Sud Radio, le ministre français de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a exprimé sa crainte contre ce qu’il a qualifié d' »embrassement ».
Depuis le début du mouvement, quelque 5.000 personnes ont été interpellées en marge des mobilisations, dont environ 85 % sont mineures, selon les autorités françaises. La situation semble se corser avec l’appel à la mobilisation lancé par la Confédération générale du travail (CGT) prévue demain mardi pour être aux côtés des lycéens, des étudiants et des personnels de l’éducation.
La CGT a, en effet, appelé ses organisations à rejoindre les manifestations prévues à travers le pays et à organiser la mobilisation, notamment par la grève dans les secteurs où des préavis ont été déposés.
Cet appel, faut-il le préciser, s’inscrit, lui aussi, dans un contexte marqué par l’élargissement de la contestation sociale et les tensions autour du projet de budget de l’Etat pour 2027.
Le syndicat a notamment appelé les salariés du secteur de l’énergie à faire grève mardi, tandis que plusieurs organisations syndicales de l’éducation, dont la Fédération syndicale unitaire (FSU), Solidaires et SUD-Education, ont également appelé à la grève et aux manifestations le même jour.
La mobilisation lycéenne, déclenchée à la mi-septembre en région parisienne, s’est depuis étendue à plusieurs régions françaises. Les revendications portent notamment sur le manque d’enseignants et de personnels, les classes surchargées, les conditions d’études et l’état des établissements. La journée du 6 octobre doit ainsi constituer un nouveau rendez-vous de la mobilisation sociale, avec une convergence annoncée entre les revendications de la jeunesse, celles des personnels de l’éducation et celles portées par les organisations syndicales sur les questions sociales et budgétaires.
Sur fond d’inquiétudes croissantes au sein de l’opinion publique locale, la France s’enfonce dans une grave crise économique et sociale, marquée par une dégradation des finances publiques et de profondes divergences politiques, faisant même redouter le retour du mouvement des « Gilets jaunes ».














