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El Abiodh Sidi Cheikh : le manuscrit algérien, une référence essentielle de la mémoire nationale et de l’histoire

Les participants à la deuxième journée du colloque national sur « Le manuscrit amazigh rédigé en caractères arabes », organisé dans la commune de Boussemghoun, relevant de la wilaya déléguée d’El Abiodh Sidi Cheikh, ont souligné, dimanche, que le manuscrit algérien constitue une référence fondamentale de la mémoire nationale et de l’histoire. Ils ont insisté sur la nécessité de conjuguer les efforts pour son inventaire, son étude, sa documentation, sa numérisation, sa préservation et sa transmission aux générations futures, dans le cadre des démarches visant à sauvegarder la mémoire collective et l’identité nationale algérienne.

Les intervenants de cette rencontre, placée sous le thème « Le manuscrit amazigh : l’encre de l’identité et la mémoire de l’histoire » et organisée par la Haut-Commissariat à l’Amazighité (HCA) en coordination avec les wilayas d’El Abiodh Sidi Cheikh et d’El Bayadh, ainsi que la commune de Boussemghoun, ont mis en avant l’importance du sujet. Selon eux, le manuscrit, en général, et le manuscrit amazigh rédigé en caractères arabes, en particulier, représente une matière scientifique de grande valeur qui nécessite des efforts soutenus en matière d’étude, de catalogage, de numérisation et d’inventaire, puisqu’il constitue une composante essentielle de l’identité et de la personnalité nationale de la nation algérienne.

Dans ce contexte, Mohamed Lahcen Zeghidi, président de la Commission algérienne de l’histoire et de la mémoire, a déclaré dans une communication intitulée « Les manuscrits et leur rôle dans la préservation et la valorisation de la mémoire nationale » que « le manuscrit algérien, à travers la diversité de ses contenus, constitue un registre historique et une référence essentielle de la mémoire nationale, en tant que l’une des principales sources de conservation de l’identité, de l’histoire et de la civilisation algériennes ».

Il a souligné que ce patrimoine documentaire reflète la profondeur de l’expérience historique de l’Algérie et représente une source fondamentale pour l’écriture et la documentation de l’histoire nationale à travers ses différentes étapes. Il a également rappelé que « durant la période coloniale, la France a spolié un grand nombre de manuscrits algériens et les a transférés sur son territoire », estimant que la récupération de ce patrimoine constitue une priorité nationale, notamment en ce qui concerne les documents conservés dans les archives françaises.

A cet égard, il a indiqué que l’Etat algérien accorde une attention particulière au dossier de la mémoire nationale, conformément aux orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, qui veille à la récupération de tout ce qui est lié à l’histoire et au patrimoine de l’Algérie, qu’il s’agisse de manuscrits, d’objets archéologiques ou de documents historiques.

De son côté, Achour Sellal, de l’Université d’Alger 2, a insisté, dans sa communication intitulée « Intelligence artificielle et archives manuscrites : quelles réponses aux exigences sociétales, scientifiques et institutionnelles ? », sur l’importance de la numérisation pour préserver et valoriser ce patrimoine historique, culturel et civilisationnel majeur.

Les participants ont également suivi plusieurs autres communications, notamment « Le patrimoine manuscrit amazigh en caractères arabes à Boussemghoun », présentée par Zouleikha Touati, directrice de l’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels protégés pour le Ksar de Boussemghoun, « Le manuscrit amazigh en Algérie : étude documentaire dans les assemblées savantes et les zaouïas de Béjaïa aux VIIIe et IXe siècles de l’Hégire », présentée par Hammou Abdelkrim, chercheur au Centre national de recherche en anthropologie sociale et culturelle d’Oran.

Dans le cadre de ce colloque, plusieurs expositions sont également organisées, portant notamment sur les livres et manuscrits amazighs, l’artisanat traditionnel, les arts plastiques ainsi que des collections de manuscrits.

Pour la troisième et dernière journée du colloque, plusieurs communications sont programmées, parmi lesquelles « L’intégration culturelle et cognitive à travers le manuscrit juridique amazigh rédigé en caractères arabes », « La toponymie amazighe à travers les manuscrits de contrats et les documents anciens dans la région des Ksour de Naâma et d’El Bayadh ». 

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