Energie

Pétrole: L’Algérie maintient son engagement actif pour la stabilité du marché mondial

L’Algérie a toujours œuvré pour la stabilité du marché pétrolier mondial, en veillant notamment à travers le dialogue et la coopération instaurés dans le cadre de l’OPEP à garantir la stabilité des marchés pétroliers, dans un contexte géopolitique instable à l’international, lui valant une reconnaissance internationale pour ce rôle assumé. La contribution centrale de l’Algérie à la stabilité du marché pétrolier mondial, qui s’est consolidée ces dernières années, est saluée et considérée comme un modèle en matière de diplomatie pétrolière et de coopération entre producteurs.

Ce rôle assumé par l’Algérie en faveur de la stabilité du marché pétrolier vient d’être souligné encore une fois à l’occasion de la réunion ministérielle de l’Opep+, tenue dimanche par visioconférence, regroupant les sept pays ayant procédé à des ajustements volontaires de leur production, et à laquelle a pris part le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab.

L’Algérie et six autres pays de l’Opep+ qui ont participé à cette réunion (l’Arabie saoudite, de l’Irak, du Kazakhstan, du Koweït, d’Oman et de la Russie) ont décidé de maintenir inchangé leur niveau global de production pour le mois de novembre, à la lumière des évolutions récentes du marché pétrolier international.

A cette occasion, il a souligné que le respect rigoureux et durable des décisions collectives de cette alliance constitue un élément essentiel de la coopération entre les pays participants et contribue à soutenir la stabilité du marché pétrolier international ».

Partageant cette démarche de stabilisation des cours, l’Algérie demeure un acteur clé dans les efforts de dialogue et de concertation entre les pays producteurs, en étant les des initiateurs des différents accords scellés dans ce cadre. Un rôle particulièrement mis en avant par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, lors de son entrevue périodique avec des représentants de la presse nationale, diffusée samedi soir. Il a affirmé dans ce sillage que tous, y compris le secrétaire général de l’OPEP, attestent que l’Algérie est « un Etat responsable, à qui l’on ne peut reprocher aucune imprudence sur le marché pétrolier » et que « lorsqu’un consensus se dégage, l’Algérie y adhère afin de contribuer à atténuer l’impact des événements à l’origine des fluctuations du marché pétrolier mondial ».

Interrogé sur le passage des navires algériens par le détroit d’Ormuz, le président de la République a indiqué que leur circulation était normale.

L’Algérie « n’a de problème avec personne », a-t-il fait observer, avant de préciser que le passage de ces navires signifie que « nous partageons la vision des grandes puissances en matière de stabilité du marché pétrolier ».

En visite la semaine dernière à Alger à l’occasion de l’accord d’Alger, le secrétaire général de l’OPEP, M. Haitham Al Ghais, a mis en avant, la contribution centrale de l’Algérie à la stabilité du marché pétrolier mondial en citant notamment l’impact décisif de l’Accord d’Alger dans le rééquilibrage du marché après une longue période d’instabilité.

M. Al Ghais a précisé que « l’Algérie a joué un rôle déterminant et historique qui restera dans les annales du secteur, notamment à travers l’Accord (adopté par l’Organisation il y a dix ans) ayant permis un rééquilibrage des marchés pétroliers mondiaux après une longue période d’instabilité ».

Pour le SG de l’Opep, l’accord d’Alger qui a posé le « premier jalon » de ce qui allait devenir la Déclaration de coopération de l’OPEP+, est « un cas d’école historique de la diplomatie énergétique et pétrolière ». Il a également affirmé que ce « modèle de succès sera enseigné, à l’avenir, dans les universités et les Instituts spécialisés dans les études énergétiques, car s’il est déjà difficile pour deux pays de parvenir à un accord, que dire alors du consensus trouvé par vingt-trois pays à l’époque ».

Cet Accord a marqué une étape charnière dans le processus de coopération pétrolière internationale, en inaugurant une nouvelle ère d’action commune entre l’OPEP et les pays producteurs non-membres et en ouvrant la voie à la création du cadre de coopération OPEP+, qui est aujourd’hui le « principal mécanisme de coordination au service de la stabilité du marché pétrolier mondial », a souligné M. Al Ghais.

L’Algérie continue à contribuer de manière significative aux activités et décisions de l’alliance, prises à la lumière de l’évolution du marché pétrolier, de la situation de l’économie mondiale et des différentes mutations géopolitiques qui interagissent avec le marché du brut.

Elle ne ménage pas ses efforts visant à promouvoir le dialogue entre les Etats et la coopération régulière et durable entre l’OPEP et les producteurs non-membres, à travers notamment sa présence permanente au sein des mécanismes de coordination de l’OPEP+, y compris ceux chargés du suivi de la mise en œuvre des engagements, de l’évaluation de l’évolution du marché et du groupe des pays participant aux ajustements volontaires de la production. 

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