Maroc, Espagne et Italie : l’escalade diplomatique autour de Ceuta

Selon un communiqué du gouvernement espagnol, largement relayé par plusieurs médias du pays ainsi que par Reuters, Madrid a adressé un ultimatum à Rome, exigeant la levée avant le 9 août des restrictions imposées aux voyageurs espagnols dans le cadre de la suspension temporaire des accords de Schengen.
À défaut, l’Espagne affirme qu’elle appliquera des mesures de réciprocité, les autorités espagnoles dénoncent une décision discriminatoire et contraire à l’esprit de solidarité européenne, tandis que l’Italie justifie ce dispositif exceptionnel par l’arrivée de quelque 72 000 migrants à Ceuta en provenance du Maroc. D’après les chiffres officiels espagnols, près de 70 000 migrants ont été reconduits vers le Maroc, mais plusieurs centaines de personnes, dont de nombreux mineurs non accompagnés, restent bloquées dans l’enclave dans des conditions humanitaires difficiles.
Par ailleurs, de nombreux médias internationaux ainsi que plusieurs observateurs soulignent que cette crise migratoire aurait été instrumentalisée par le Makhzen afin de mettre Madrid sous pression et d’instaurer un rapport de force politique avec le gouvernement espagnol.
k.F














