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Douanes algériennes : journée d’information sur la mise en œuvre de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption

La Direction générale des Douanes (DGD) a organisé, jeudi à Alger, une journée d’information, en coordination avec la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption (HATPLC), consacrée à l’examen des mécanismes de mise en œuvre de la stratégie nationale de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption.

Cette rencontre s’est déroulée sous la supervision du directeur général des Douanes, le général-major, Abdelhafid Bakhouche, et de la présidente de la HATPLC, Salima Mousserati, en présence de représentants de la Cellule de traitement du renseignement financier (CTRF) relevant du ministère des Finances, ainsi que des représentants de l’Office central de répression de la corruption (OCRC) et de cadres centraux des Douanes.

Dans une allocution d’ouverture, le général-major Bakhouche a affirmé l’importance de consacrer la transparence et de renforcer les mécanismes de prévention de la corruption. Cette rencontre a été organisée dans le cadre des efforts nationaux visant à consacrer les principes de bonne gouvernance et à promouvoir la culture de l’intégrité au sein du service public, de même qu’elle constitue un espace propice à l’échange d’expertises et à l’harmonisation des visions quant aux modalités d’une mise en œuvre efficace de la stratégie nationale, a-t-il précisé.

Soulignant que de telles rencontres « reflètent la volonté de l’Etat de bâtir un système intégré fondé sur la transparence et la reddition des comptes », il a rappelé que « le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a fait de la lutte contre la corruption un choix politique et institutionnel constant, lié à l’édification de l’Algérie nouvelle, à l’assainissement de la gestion publique, à la protection des deniers publics et au renforcement de l’intégrité au sein des institutions de l’Etat ».

Cette orientation a été consacrée sur le plan constitutionnel à travers la création de la HATPLC dans le cadre de la Constitution de 2020, avant d’être concrétisée sur le plan organisationnel en 2022, par la définition de l’organisation, de la composition et des attributions de cette instance, a-t-il ajouté.

Le directeur général des Douanes a, en outre, estimé que la transparence est désormais l’un « des piliers fondamentaux » pour bâtir des institutions fortes et efficaces, tandis que la prévention de la corruption constitue « un choix stratégique » indispensable, afin d’assurer la pérennité du développement et améliorer la qualité du service public. Et de souligner « le rôle pivot » du fonctionnaire public, étant « l’acteur premier dans la concrétisation de ces principes sur le terrain, à travers le respect de la déontologie professionnelle, des textes juridiques et réglementaires, ainsi que l’adoption d’un comportement professionnel basé sur l’intégrité, la rigueur et la transparence ». Le même responsable a également indiqué que l’adoption de la stratégie nationale de la transparence, de la prévention et de la lutte contre la corruption, constitue un engagement national fédérateur, rappelant, à ce propos, que le secteur des Douanes a concrétisé cet engagement à travers la convention de coopération signée avec la HATPLC, ainsi que par l’adoption des meilleures pratiques, l’ancrage des principes de la gouvernance et le renforcement des mécanismes de contrôle interne, à travers ses différentes structures.

Dans le cadre du renforcement de la transparence, la DGD a accordé une importance particulière au processus de numérisation, étant un levier essentiel à même de limiter l’interaction directe, simplifier les procédures et réduire les risques liés aux pratiques de la corruption. Ainsi, un nouveau système d’information « ALCES » a été lancé, parallèlement au développement de services numériques destinés aux usagers et aux opérateurs économiques, à même de contribuer à l’amélioration de la qualité du service public, affirme M. Bakhouche. Par ailleurs, un programme complémentaire de sensibilisation et de formation en matière de prévention de la corruption, est actuellement en cours d’élaboration au profit des fonctionnaires du secteur, aux niveaux central et local, avec la mise en place des mesures nécessaires, afin d’assurer la mise en œuvre efficace de la stratégie nationale et accompagner son évaluation, de manière périodique et organisée, a-t-il ajouté.

La réalisation des objectifs de la stratégie nationale demeure « une responsabilité collective » qui requiert la conjugaison des efforts, la complémentarité des rôles et le travail dans un esprit d’équipe, afin de transformer les principes de transparence et de prévention de la corruption en pratiques effectives et durablement ancrées sur le terrain, a conclu le DGD.

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