Tribunal de Sidi M’Hamed : 3 individus placés en détention provisoire dans une affaire de saisie de plus de 80 kg de cocaïne

Le juge d’instruction près le Pôle pénal national de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée transnationale du tribunal de Sidi M’Hamed (Alger) a ordonné, mercredi, le placement en détention provisoire de trois (3) individus pour leur implication, dans le cadre d’un groupe criminel organisé, dans une affaire liée à la saisie de plus de 80 kg de cocaïne, d’une arme à feu et d’une quantité de munitions, a indiqué un communiqué du parquet de la République près le Pôle pénal.
« En application des dispositions de l’article 19 du Code de procédure pénale et de l’article 34 bis 1 de la loi n 25-03 modifiant et complétant la loi n 04-18 relative à la prévention et à la répression de l’usage et du trafic illicites de stupéfiants et de substances psychotropes, le parquet de la République près le Pôle pénal national de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée transnationale du tribunal de Sidi M’Hamed porte à la connaissance de l’opinion publique qu’à la suite de l’enquête préliminaire menée par le Service régional d’investigation judiciaire de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) de Tamanrasset, il a été procédé à l’arrestation d’un groupe criminel organisé composé de 23 individus, dont un (1) de nationalité étrangère », lit-on dans le communiqué.
« Trois d’entre eux ont été arrêtés en flagrant délit. Il s’agit des dénommés Lansari Berka (27 ans), Mehri Abdallah (26 ans) et Lansari Idoua (22 ans), de nationalité malienne. Les vingt (20) autres, en fuite, ont tous été identifiés », ajoute la même source.
« Les individus arrêtés étaient en possession d’une importante quantité de drogues dures, à savoir 80,9 kg de cocaïne, d’une arme à feu de type FMPK, munie d’une bande à munitions contenant 365 cartouches de calibre 7,62 x 54 mm, et d’un porte-chargeurs contenant quatre chargeurs de munitions destinés à une arme de type Kalachnikov, contenant 120 cartouches », ajoute le communiqué.
« A la date d’aujourd’hui, 7 octobre 2026, et après présentation des mis en cause devant le parquet de la République, des poursuites judiciaires ont été engagées à leur encontre pour importation, transport, expédition, stockage et détention illicites de drogues de synthèse, en vue de la vente, dans le cadre d’un groupe criminel organisé transnational, dans le but de porter atteinte à la sécurité nationale et de créer un climat d’insécurité et de trouble à l’ordre et à la sécurité publics, avec usage d’une arme à feu et menace de s’en servir », souligne la même source.
Les mis en cause font également l’objet de poursuites pour « la commission d’actes terroristes et subversifs contre la sécurité de l’Etat et l’unité nationale, en semant la terreur au sein de la population et en créant un climat d’insécurité, avec mise en danger de la vie d’autrui et atteinte à leurs biens », précise le communiqué.
Ils sont aussi poursuivis pour « contrebande grave portant atteinte à la sécurité et à la santé publiques, port et transport d’armes et de munitions de première catégorie sans autorisation, et blanchiment d’argent dans le cadre d’un groupe criminel », ajoute la même source.
« Après avoir interrogé les mis en cause, le juge d’instruction a ordonné leur placement en détention provisoire », conclut le communiqué.














