Région

Tizi-Ouzou : coup d’envoi d’une formation sur l’adaptation au changement climatique

Une session de formation sur l’intégration des mécanismes d’adaptation aux changements climatiques dans les plans de développement local a été lancée, mardi à Tizi-Ouzou, au profit des cadres des différents secteurs techniques et des représentants de la société civile.

Abritée par la Maison de l’environnement, cette formation de trois jours s’inscrit dans le cadre du processus d’élaboration du Plan National d’Adaptation (PNA) aux changements climatiques, visant à impliquer les différents acteurs locaux dans le processus de planification.

Elle vise à élever le niveau de sensibilisation et de connaissance des cadres locaux sur le changement climatique et ses impacts au niveau local, et à renforcer leurs capacités dans le domaine du diagnostic climatique et de l’identification de la vulnérabilité. ?Il s’agira aussi de soutenir l’élaboration de plans locaux prenant en compte les dimensions de l’adaptation et de la résilience climatique, et d’encourager la coordination entre les différents intervenants au niveau local pour assurer une réponse efficace et durable face aux changements climatiques.

L’initiative vise à renforcer les capacités de ces acteurs locaux en matière de diagnostic climatique et d’identification de la vulnérabilité du territoire.

Elle est mise en œuvre sous la tutelle du ministère de l’Environnement et de la qualité de la vie, encadrée par le Conservatoire national des formations à l’Environnement (CNFE), avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Selon la formatrice, Mme Tiziri Baameur, qui assure l’encadrement aux côtés de l’expert principal M. Samir Grimes, l’objectif est de doter les collectivités locales, ainsi que les secteurs de l’agriculture, de l’hydraulique, de la pêche et de l’industrie notamment, d’outils concrets qui leur permettront d’intégrer l’adaptation aux changements climatiques dans les plans de développement locaux.

A propos des savoir-faire locaux, elle a souligné l’importance de les valoriser, citant en exemple les techniques ancestrales de construction, et de conservation des semences comme leviers de résilience.

« Il s’agira de mettre en avant le savoir-faire local dans différents domaines, comme l’agriculture, l’urbanisme et la construction, et de le promouvoir en tant que solutions d’adaptation, tout en étudiant la possibilité de les (solutions) développer pour obtenir de meilleurs résultats et de les appliquer dans différentes wilayas », dira Mme Baameur. ?Plusieurs thématiques sont retenues pour ces trois jours de formation, portant entre autres sur les forçages naturels et anthropiques, l’effet de serre, le cadre juridique, les stratégies, et les lois liées à l’environnement.

Les concepts de vulnérabilité, d’exposition, de sensibilité, de capacité d’adaptation et de risque liés aux changements climatiques seront également au menu, ainsi qu’une lecture guidée d’exemples de diagnostics territoriaux .

Au dernier jour de la formation, un atelier sera organisé afin d’identifier les enjeux de l’adaptation aux changements climatiques au niveau de la wilaya et proposer des solutions d’adaptation, a souligné Mme Baameur. 

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