RDCongo: violents combats opposent l’armée au groupe armé M23 autour d’Uvira

De violents combats opposaient samedi matin le groupe armé M23, aux forces pro-Kinshasa dans plusieurs localités autour de la ville stratégique d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), ont rapporté des médias.
L’est de la RDC, riche en ressources naturelles, est en proie à des violences récurrentes depuis plus de 30 ans. La situation s’est aggravée depuis 2021 avec la résurgence du M23.
Après s’être emparé début 2025 de Goma et Bukavu, les deux grandes villes de l’Est congolais, le groupe armé a lancé en décembre une nouvelle offensive dans la province du Sud-Kivu et pris le contrôle le 10 décembre d’Uvira, localité stratégique de plusieurs centaines de milliers d’habitants, ainsi que de l’ensemble des zones longeant la frontière terrestre entre la RDC et le Burundi.
Cela alors même que la RDC et le Rwanda signaient à Washington un accord de paix sous l’égide du président américain, Donald Trump.
« Depuis 03H00 (01H00 GMT), des affrontements violents opposant les rebelles du M23 aux wazalendo (milices pro-Kinshasa) et aux forces armées de la République sont signalés dans plusieurs localités dans le territoire d’Uvira », a déclaré Kelvin Bwija, coordonnateur de Nouvelle société civile d’Uvira, une association locale, cité par les médias.
Il a cité les localités de Kashombe, Lubanda, Musingwe, Katongo et Kigongo, situées à environ 10 km de la ville d’Uvira.
« Jusqu’à présent, les bruits des tirs de balles se font entendre dans la ville d’Uvira », a-t-il affirmé.
Le lieutenant Reagan Mbuyi Kalonji, porte-parole régional de l’armée congolaise, a confirmé « les affrontements au niveau de Kigongo et Katongo, précisément dans les collines de Kashombe et Lubanda dans le territoire d’Uvira ».
Le M23 avait annoncé le 17 décembre son retrait d’Uvira, tout en demandant à la médiation de veiller à ce qu’Uvira soit protégée de la violence et de la « remilitarisation ».
Des combats intenses sont également signalés dans la province voisine du Nord-Kivu depuis vendredi, où au moins six personnes ont été tuées et 41 autres blessées, selon des sources concordantes.














