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Le ministre de l’Enseignement supérieur préside les travaux de la Conférence nationale des universités

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Kamel Baddari, a présidé, samedi à Alger, les travaux de la Conférence nationale des universités, au cours de laquelle l’accent a été mis sur la poursuite de la mise en œuvre des grandes réformes du secteur en vue de faire de l’université une locomotive pour l’édification d’une économie nationale fondée sur le savoir et l’innovation.

Dans son allocution d’ouverture, M. Baddari a indiqué que l’université algérienne est entrée dans une nouvelle étape, placée sous le signe de « l’université intelligente, entrepreneuriale et productrice de savoir et de richesse », en concrétisation des orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à bâtir une économie de la connaissance et à réaliser la souveraineté scientifique et technologique.

A cette occasion, le ministre a présenté la feuille de route de la prochaine année universitaire, qui prévoit une série de projets structurels, notamment le lancement du parcours pédagogique personnalisé de l’étudiant, appuyé par les technologies de l’intelligence artificielle.

Dans ce cadre, un assistant intelligent accompagnera les étudiants dans le choix de leurs unités d’enseignement afin d’élaborer un parcours de formation adapté à leurs ambitions, a-t-il expliqué.

Et d’ajouter qu’un grand modèle de langage (LLM) a également été développé au profit des enseignants universitaires pour concevoir des exercices et des activités pédagogiques, tout en intégrant l’intelligence artificielle dans l’évaluation des réponses des étudiants, leur permettant ainsi d’améliorer la qualité de la formation et de rester au fait des dernières pratiques pédagogiques.

Evoquant le renforcement du rôle économique de l’université, le ministre a mis en avant les résultats obtenus en matière d’innovation, citant notamment la délivrance de 2.339 labels projets innovants, l’enregistrement de 3.949 brevets d’invention, la création de 673 start-up, de 4.906 micro-entreprises et de 442 spin-off, en plus de la création de 17.046 emplois directs entre 2022 et juillet 2026.

Il a également fait savoir que le secteur ambitionne de « mettre sur le marché national 5.000 produits algériens innovants d’ici à 2030, sous le label +Made in Algeria+ (fabriqué en Algérie) », chaque produit devant correspondre à la création d’une start-up, d’une micro-entreprise ou d’une spin-off, afin de faire de l’université un espace de production, d’innovation et de création de richesse.

Dans le même contexte, M. Baddari a annoncé l’organisation de la 2e édition du programme « Proto Market » visant à appuyer la réalisation de prototypes technologiques, à travers des financements compris entre 1 million et 2 millions de dinars algériens au profit des étudiants.

Pour ce qui est du financement innovant, le ministre a rappelé la création de la première société d’investissement en capital-risque au niveau de l’Université d’Alger 3, ainsi que le lancement du premier fonds d’investissement en capital-risque en Algérie, avec pour objectif « la création de quatre fonds supplémentaires avant la fin de l’année afin d’assurer des mécanismes de financement durables au profit des projets innovants portés par les étudiants ».

Le premier responsable du secteur a également rappelé que cinq établissements universitaires algériens ont obtenu la certification internationale de qualité ISO 9001:2015 : les universités de Ouargla, de Sidi Bel Abbès, de Boumerdès et de la formation continue, ainsi que l’Ecole nationale supérieure de management.

Abordant l’ouverture de l’université algérienne sur son environnement international, M. Baddari a appelé à « redoubler d’efforts pour améliorer le classement des universités algériennes à l’échelle mondiale, au regard des résultats positifs qu’elles ont enregistrés au cours des dernières années, tout en œuvrant à conforter leur présence scientifique et académique au niveau international ».

S’agissant des œuvres universitaires, M. Baddari a mis en avant « les progrès considérables réalisés pour améliorer les conditions d’hébergement des étudiants », ce qui a permis de rationaliser les dépenses et d’améliorer la qualité des repas et des prestations d’hébergement au profit des étudiants.

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