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La quasi-totalité de la population de Ghaza demeure dépendante de l’aide internationale

La quasi-totalité de la population de Ghaza dépend encore de l’aide internationale, a affirmé le responsable de l’ONU chargé de faire avancer le processus de paix au Moyen-Orient, Ramiz Alakbarov, déplorant les restrictions toujours imposées par l’entité sioniste à l’entrée de l’aide humanitaire.

Présentant un exposé au Conseil de sécurité, réuni mercredi sur la situation au Moyen-Orient, M. Alakbarov a évoqué ces familles « restées éveillées toute la nuit, essayant simplement de maintenir les quatre coins de leur tente », et « cette fillette transportant des pierres pour empêcher son abri de s’envoler sous le vent ».

Les restrictions toujours imposées par l’entité sioniste à l’entrée de matériaux de construction essentiels et de compétences techniques empêchent toute réponse à l’échelle des besoins considérables.

Les sites de relogement temporaires, rappelle l’ONU, devraient être volontaires, dignes et conformes aux principes humanitaires. En pratique, ils restent insuffisants et inadaptés.

De manière générale, l’aide humanitaire continue d’être entravée dans tous les secteurs : insécurité persistante, lenteurs douanières, refus ou retards d’autorisations, nombre limité d’acteurs autorisés à acheminer des cargaisons.

Les maisons mobiles, le carburant, les équipements de secours et les fournitures médicales restent sévèrement restreints, mettant en danger des dizaines de milliers de déplacés et de patients.

A ces contraintes matérielles s’ajoute une pression politique croissante sur les organisations humanitaires. La décision sioniste de suspendre ou de ne pas renouveler l’enregistrement de nombreuses ONG internationales menace directement la réponse d’urgence. « Interdire ces ONG aura un impact significatif sur la réponse humanitaire dans l’ensemble du territoire palestinien occupé », a averti M. Alakbarov, appelant à un revirement immédiat.

« Des centaines de Palestiniens ont été tués depuis le début du cessez-le-feu, y compris de nombreuses femmes et des enfants », souligne le diplomate, rappelant une exigence juridique élémentaire : « les civils doivent être protégés en toutes circonstances ».

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