Échec de la diplomatie du Makhzen à Midrand : L’Algérie s’impose à Midrand et réaffirme son poids continental

Le verdict des urnes est sans appel, À l’issue d’une session extraordinaire riche en rebondissements à Midrand, en Afrique du Sud, la stratégie d’obstruction systématique orchestrée par Rabat a subi un revers cinglant. Alors que le Maroc tentait par tous les moyens d’entraver l’ascension de la candidature algérienne, les parlementaires du continent ont choisi la voie de la stabilité et de la légitimité institutionnelle en propulsant Fateh Boutbig à la présidence de l’institution législative de l’Union africaine.
L’ampleur de la défaite marocaine se mesure en fonction d’un isolement diplomatique criant au sein même de la région Afrique du Nord. Désavoué par ses pairs, le candidat du Royaume n’a récolté qu’une portion congrue des suffrages lors des étapes préliminaires, perdant ainsi toute crédibilité pour la phase finale. Cette érosion de l’influence marocaine s’est confirmée lors du scrutin général : sur les 184 votants, une écrasante majorité de 118 voix s’est prononcée en faveur de l’Algérie, tandis que le reste de l’hémicycle se partageait entre 51 abstentions et 15 bulletins nuls, laissant le camp adverse sans aucun levier politique réel.
Pour assainir les débats et neutraliser les manœuvres de coulisses souvent décriées, l’Union africaine a instauré une innovation majeure à savoir la retransmission en direct des opérations de vote. Cette transparence renforcée a agi comme un rempart contre les pratiques d’intimidation et les tentatives de corruption signalées dans les travées. Face à cette clarté médiatique, les gesticulations de la délégation marocaine sont apparues anachroniques, ne parvenant pas à infléchir la volonté d’une Afrique résolue à protéger ses institutions des jeux d’influence délétères.
Au-delà de la victoire écrasante, cette élection consacre le retour en force de la doctrine diplomatique algérienne, axée sur le consensus et le respect des processus multilatéraux. En raflant la présidence jusqu’en 2029, l’Algérie ne se contente pas de succéder à une direction intérimaire , elle inflige une leçon de realpolitik à son voisin de l’Ouest. Ce camouflet pour le « Makhzen » souligne une réalité désormais indéniable sur l’échiquier continental : l’influence ne s’achète pas, elle se bâtit sur la constance et la conformité au droit africain.
K.F














