Colloque historique à Alger : Sakiet Sidi Youssef, mémoire vivante après 68 ans

Un colloque a été organisé, dimanche à Alger, en commémoration du 68e anniversaire des événements de Sakiet Sidi Youssef, à l’initiative de la Télévision algérienne en collaboration avec la Faculté des sciences de l’information et de la communication de l’Université Alger 3.
Ont assisté à ce colloque le ministre de la Communication, Zoheir Bouamama, le président de la Commission algérienne Histoire et Mémoire, Mohamed Lahcen Zeghidi, le directeur général de l’EPTV, Mohamed Baghali, la Présidente-Directrice Générale (PDG) de l’Etablissement de la Radio tunisienne, Henda Ben Alaya Ghribi, le président-directeur général de la Télévision tunisienne, Choukri Ben Nasir, ainsi que des chercheurs en histoire et des journalistes algériens et tunisiens.
Dans son allocution à cette occasion, le ministre de la Communication a mis en exergue la profondeur et la solidité des relations historiques et fraternelles qui unissent les peuples frères algérien et tunisien, lesquelles « se sont renforcées par de lourds sacrifices et le sang des martyrs, notamment à travers les événements de Sakiet Sidi Youssef du 8 février 1958 ».
Les deux peuples continuent d’avancer ensemble sur « la base du respect mutuel et de la solidarité dans les différentes questions et défis majeurs ».
Pour sa part, M. Zeghidi a affirmé que les événements de Sakiet Sidi Youssef représentent « un modèle immortel » de la fraternité sincère entre les deux peuples frères et constituent « un témoignage vivant » de l’unité du destin et de la continuité de la solidarité algéro-tunisienne.
De son côté, le directeur général de la Télévision algérienne a estimé que les événements de Sakiet Sidi Youssef constituent « un symbole de l’unité et de la résistance commune et une réponse claire à toutes les tentatives visant à semer le doute sur la solidité des relations fraternelles entre les deux pays ».
Dans son intervention lors de ce colloque, le professeur universitaire tunisien Habib Hassan Al-Loulab a évoqué le grand retentissement provoqué par les massacres de Sakiet Sidi Youssef, ce qui a donné « un élan diplomatique » à la cause algérienne, notamment au niveau des Nations Unies.
De son côté, le professeur universitaire Ahmed Adimi a souligné que la Tunisie « a occupé une place particulière et centrale dans l’appui à la révolution algérienne, notamment lors de sa première phase, qui a souffert d’un manque sévère d’armes et de moyens ».
Il a conclu que la frontière tunisienne avec l’Algérie représentait « le parcours le plus sûr pour approvisionner la révolution en armes, dans le cadre d’une position tunisienne constante qui n’a imposé aucune condition politique ».














