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Gazoduc transsaharien : le tronçon algérien marque une nouvelle étape vers la concrétisation du projet

Le projet de gazoduc transsaharien (TSGP), reliant le Nigeria à l’Algérie en passant par le Niger, connaît une dynamique accélérée depuis sa relance en 2022, avant d’entrer en 2026 dans une nouvelle phase à la faveur du lancement des travaux de réalisation du tronçon algérien de ce projet stratégique.

Le gazoduc, dont la longueur totale devrait atteindre environ 4.130 kilomètres, s’étendra des zones de production de gaz au Nigeria, en passant par le Niger, jusqu’à Hassi R’Mel, considéré comme l’un des principaux centres gaziers d’Algérie. Il sera raccordé au réseau national de transport ainsi qu’aux infrastructures existantes d’exportation vers les marchés internationaux, notamment européens.

La capacité de transport prévisionnelle du gazoduc est estimée entre 20 et 30 milliards de mètres cubes de gaz par an, ce qui permettra d’acheminer des volumes supplémentaires de gaz nigérian vers les marchés régionaux et internationaux.

Le projet est développé en partenariat entre le groupe algérien Sonatrach, la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC) et la société nigérienne SONIDEP.

Après plusieurs années d’études et de consultations, les trois pays ont relancé le projet en février 2022, avant de signer, en juillet de la même année, un mémorandum d’entente renouvelant leur engagement à le concrétiser.

La signature, en février 2025, du contrat portant sur l’actualisation de l’étude de faisabilité a constitué une étape importante dans l’avancement du projet. Les trois pays partenaires ont adopté le rapport final de cette étude le 3 juin 2026, ouvrant ainsi la voie au passage à la phase de réalisation.

Le lendemain, les travaux de réalisation du tronçon algérien du projet ont officiellement débuté dans la région d’Aoulef, dans la wilaya d’Adrar, marquant le passage de la phase des études et de la planification à la concrétisation sur le terrain.

Le tracé du projet à l’intérieur du territoire algérien devra suivre le corridor de la route transsaharienne, depuis la frontière avec le Niger jusqu’à Hassi R’Mel, permettant ainsi de raccorder le gazoduc au réseau national de transport et aux infrastructures existantes d’exportation.

Le projet de gazoduc transsaharien ne se limite pas au transport de gaz naturel. Il est également considéré comme un projet d’intégration énergétique et économique en Afrique, en offrant une nouvelle voie d’acheminement aux ressources gazières nigérianes, en renforçant le rôle du Niger en tant que pays de transit et en consolidant la position de l’Algérie comme pôle énergétique reliant les ressources du continent aux marchés internationaux, notamment européens.

Pour l’Algérie, le projet revêt une importance particulière en raison de son raccordement à la région de Hassi R’Mel et aux réseaux existants de transport et d’exportation de gaz. Il devrait ainsi renforcer les capacités d’interconnexion énergétique et offrir une voie supplémentaire pour l’acheminement du gaz africain vers les marchés internationaux.

Le projet devrait également contribuer au développement économique et industriel tout au long de son tracé, à travers la création d’opportunités d’investissement, le développement des infrastructures et le renforcement de la coopération entre les trois pays.

Avec le lancement des travaux sur le tronçon algérien, le projet de gazoduc transsaharien entre ainsi dans une nouvelle phase de concrétisation effective, après plusieurs années d’études, de consultations et de coordination entre l’Algérie, le Niger et le Nigeria, dans un contexte où les projets d’interconnexion énergétique en Afrique et le renforcement de la sécurité des approvisionnements, ainsi que la diversification des voies d’acheminement du gaz vers les marchés internationaux, revêtent une importance croissante. 

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