Le Makhzen sacrifie au moins 67 Marocains pour servir ses intérêts politiques

La mort d’au moins 67 Marocains, selon un bilan provisoire susceptible de s’alourdir, lors de la vague de passages vers l’enclave espagnole de Ceuta, a suscité une vive émotion à l’échelle internationale. Plusieurs médias étrangers estiment que cet afflux massif de migrants ne relève pas d’un simple mouvement spontané, mais d’une stratégie politique visant à exercer une pression sur Madrid et, plus largement, sur l’Union européenne.
Le quotidien britannique The Telegraph, citant des sources de renseignement et des experts, affirme qu’un passage d’une telle ampleur n’aurait pas été possible sans l’accord ou la tolérance des autorités marocaines. Le journal rappelle également le précédent de 2021, lorsque Rabat avait déjà été accusé d’utiliser la question migratoire comme levier dans ses relations avec l’Espagne.
De son côté, The New York Times a recueilli des témoignages de migrants affirmant que des membres des forces de sécurité marocaines les avaient orientés vers les points de passage menant à Ceuta. Le quotidien allemand Die Welt estime, quant à lui, que cette crise s’inscrit dans un contexte de tensions politiques entre Rabat et Madrid et met en évidence la dépendance de l’Europe à l’égard des pays voisins pour le contrôle de ses frontières extérieures.
Sur le réseau social X, de nombreux internautes ont également dénoncé ce qu’ils qualifient d’instrumentalisation de la migration clandestine, estimant que des milliers de Marocains ont été poussés vers Ceuta afin d’accroître la pression sur les autorités espagnoles, au prix d’un lourd bilan humain.
Au-delà des considérations politiques, cette tragédie met en lumière le lourd tribut payé par les citoyens marocains. Alors que des dizaines de familles marocaines sont endeuillées, de nombreuses voix dénoncent la politique du Makhzen, accusé de faire primer ses intérêts et ses calculs politiques sur la protection de ses citoyens, faisant des candidats à l’exil les premières victimes d’une crise dont ils paient le prix le plus lourd.
K.F











