Coopération algéro-qatarie à Vienne pour renforcer la lutte contre la corruption

Une délégation de la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption (HATPLC), conduite par Salima Mousserati, présidente de l’instance, a tenu, vendredi, une séance de travail avec une délégation qatarie, conduite par le président de l’Autorité de contrôle administratif et de transparence de l’Etat du Qatar, Hamad Bin Nasser Al-Misnad, et ce en marge des travaux de la 17e session du Groupe d’examen de l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption, tenue à Vienne (Autriche), a indiqué un communiqué de l’Autorité.
Mme Mousserati a félicité son homologue qatari, en sa qualité de président de la Conférence des Etats parties à la Convention des Nations unies contre la corruption, « pour sa réussite dans la conduite et la présidence des travaux de cette session », saluant les efforts déployés en vue de renforcer la coopération arabe et internationale dans le domaine de la prévention et de la lutte contre la corruption, précise le communiqué.
Elle a appelé à « renforcer la coopération bilatérale entre les deux parties, à travers l’échange de bonnes pratiques et d’expertises dans les domaines de la transparence et de la prévention de la corruption, notamment en ce qui concerne le système de protection des dénonciateurs et la gestion des conflits d’intérêts, outre la coopération en matière d’offres de formation et d’encadrement destinées aux étudiants et au milieu universitaire », ajoute la même source.
De son côté, M. Al-Misnad a salué l’initiative visant à conclure un accord de coopération entre les deux parties dans le domaine de la prévention et de la lutte contre la corruption, afin de servir de cadre pour tracer les perspectives futures de coopération et de partenariat, soulignant les relations solides unissant la République algérienne à l’Etat du Qatar.
Les entretiens ont porté sur l’étape d’examen et d’évaluation de l’Algérie dans le cadre de la Convention arabe contre la corruption, notamment en ce qui concerne le processus d’évaluation supervisé par le Royaume d’Arabie saoudite et l’Etat de Palestine.
Les deux parties sont convenues de l’importance d’organiser des ateliers et des sessions de formation conjointes, afin de se mettre au diapason des meilleures pratiques internationales et d’échanger les expertises, exprimant leur disposition à coopérer et à partager leurs expériences dans les domaines du code de conduite du secteur public, du droit d’accès à l’information, ainsi que des utilisations de l’intelligence artificielle dans la lutte contre la corruption.
La délégation algérienne avait participé, jeudi, aux travaux de la séance dédiée au thème du « renforcement de la culture du rejet de la corruption chez les jeunes et les enfants », et à la séance consacrée à « la protection du sport contre la corruption », ayant porté sur les questions liées à la manipulation des compétitions sportives, aux paris illégaux et aux crimes de blanchiment d’argent liés au domaine sportif, outre l’examen des mécanismes de prévention et de promotion de l’intégrité et de la transparence dans le secteur du sport.
Dans son allocution à ces travaux, Mme Mousserati a souligné que l’Algérie accorde une grande importance à l’ancrage des valeurs d’intégrité et de transparence au sein de la société, à travers la stratégie nationale de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption, notamment en ce qui concerne la promotion de la culture du rejet de la corruption, réitérant l’engagement de l’Algérie envers les dispositions de la Convention des Nations unies contre la corruption.
Dans ce cadre, elle a mis en avant les efforts de la Haute autorité, en collaboration avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, à travers la création d’un master académique spécialisé dans la lutte contre la corruption, et un laboratoire de recherche scientifique mixte dédié à l’étude du phénomène de la corruption selon une approche scientifique et académique, en sus de diverses campagnes de sensibilisation et de formation au profit des étudiants et des enseignants universitaires.














