70e anniversaire de la bataille de G’haliz (Blida) : hommage aux moudjahidine et à leurs sacrifices héroïques

Le 70e anniversaire de la bataille de « G’haliz », survenue le 6 mai 1956 dans la région de Meftah, à l’extrême-est de Blida, constitue une halte pour commémorer les faits d’armes et les sacrifices des moudjahidine qui, malgré leur nombre réduit et leur équipement limité, ont réussi à infliger des pertes humaines et matérielles considérables aux forces coloniales françaises.
Malgré les conditions climatiques difficiles de cette journée mémorable du 6 mai 1956, marquée par de fortes pluies, et en dépit d’un manque de moyens humains et matériels, les moudjahidine, engagés pour défendre les habitants du douar « G’haliz », ciblés pour leur soutien à la Révolution, ont réussi à infliger des pertes humaines matérielles à l’ennemi, tout en récupérant des armes et des munitions, selon des documents de la direction des Moudjahidine et Ayants-droit.
La même source a indiqué que les conditions météorologiques avaient grandement aidé les moudjahidine à remporter la victoire, en raison du brouillard épais qui avait conduit les soldats français, en proie à la confusion, à ouvrir le feu de manière désordonnée, faute de visibilité. Le fait que les moudjahidine connaissaient bien les reliefs de la région a également joué en leur faveur.
Cette bataille, l’une des plus marquantes de l’Atlas blidéen, fait suite à une vaste opération de ratissage menée par les forces coloniales dans une tentative vaine de mettre fin à l’activité révolutionnaire dans la région. Toutefois, la vigilance des moudjahidine a déjoué leurs plans, infligeant à l’ennemi des pertes humaines et matérielles importantes, lors de cette bataille survenue en plein mois de Ramadhan.
Après avoir été informés de l’opération de ratissage ennemie, les moudjahidine, sous la direction du Commandant Ali Khodja, se sont réunis au domicile du chahid Ammar Mechri, dans le douar, pour répartir les missions avant de quitter les lieux en pleine nuit.
Le lendemain, le Commandant Ali Khodja est revenu avec une quarantaine de moudjahidine, répartis en quatre groupes positionnés à des endroits stratégiques leur permettant de repérer l’ennemi et l’affronter.
Les premiers affrontements ont éclaté à l’arrivée des soldats français au domicile du chahid Ammar Mechri, dont la plupart des hommes avaient été neutralisés. Une katiba de 80 moudjahidine, conduite par Omar Hichem, est venue soutenir le commandant Ali Khodja et ses compagnons.
Les combats ont causé de lourdes pertes au colonisateur français qui a perdu 370 soldats, alors que 70 autres ont été blessés, tandis que les moudjahidine ont pu récupérer une importante quantité d’armes et de munitions. En réponse, la France coloniale a procédé à des représailles contre les populations civiles sans défense. Des opérations de répression ont été menées, contraignant les populations à quitter leur village, qui a, par la suite, été transformé en zone interdite.














