Escalade au Moyen-Orient: les efforts visant à soutenir la médiation se poursuivent

Les frappes aériennes continuaient de s’intensifier dimanche au 30e jour de l’escalade militaire dans la région du Golfe et du Moyen-Orient, avec des conséquences humanitaires et économiques désastreuses, au moment où les efforts diplomatiques se poursuivent pour parvenir à un règlement du conflit, notamment à travers des initiatives visant à soutenir la médiation.
A l’entame de la cinquième semaine du conflit, les frappes de missiles ont fait plusieurs victimes et causé des dégâts matériels, tandis que l’escalade s’est étendue à des cibles relevant du secteur économique.
Plusieurs pays de la région ont également procédé à la fermeture de leurs espaces aériens, entraînant l’annulation ou le déroutement de milliers de vols, ce qui s’est répercuté par une hausse de la consommation de carburant et des coûts d’exploitation.
Dans ce contexte, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, M. Ahmed Attaf, a participé, dimanche, aux travaux de la 165e session ordinaire de la réunion du Conseil de la Ligue arabe au niveau ministériel, qui se sont tenus par visioconférence.
Les travaux de cette session ont été consacrés à l’examen des développements liés à l’escalade militaire au Moyen-Orient et de leurs répercussions sur la sécurité et la souveraineté de nombre de pays arabes, ainsi que des risques et défis qu’ils posent aux niveaux régional et international.
De son côté, le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a averti le Conseil de sécurité que les combats au Moyen Orient risquaient de « déclencher une chaîne d’événements que personne ne peut contrôler dans la région la plus instable du monde ».
Il a indiqué que, les conséquences humanitaires continuent de s’aggraver et sont exacerbées par le nombre de morts, de blessés et de dégâts causés aux infrastructures civiles, tandis que les graves répercussions sur l’économie mondiale s’intensifient. Face à cette situation, le SG de l’ONU a mis l’accent sur la nécessité de prendre des mesures « immédiates » pour atténuer les conséquences de la crise dans la région.
Expliquant que la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz au commerce maritime entrave la circulation du pétrole, du gaz et des engrais à un moment critique de la saison agricole mondiale, il a annoncé deux initiatives importantes.
Il s’agit de la nomination d’un envoyé chargé de diriger les efforts de paix de l’ONU et la création d’un groupe de travail (Task force) dédié au détroit d’Ormuz.
Soulignant, par ailleurs, que le conflit au Moyen-Orient était « hors de contrôle », il a déclaré qu’il était temps d' »arrêter l’escalade et de commencer à gravir les échelons diplomatiques, et de revenir au plein respect du droit international ».
Le Pakistan s’apprête, pour sa part, à accueillir dimanche, un sommet réunissant les ministres des Affaires étrangères, en plus du pays hote, de l’Arabie saoudite, de l’Egypte et de la Turquie, dans le cadre des efforts visant à élaborer une vision commune pour atténuer les tensions dans la région.
Dans ce cadre, le vice-Premier ministre et ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar a déclaré que le dialogue et la diplomatie constituent la seule voie à suivre, soulignant que son pays accorde une grande importance à ces deux leviers pour parvenir à une paix durable.
Le ministre des Affaires étrangères du Qatar, cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani et son homologue égyptien Badr Abdelatty ont également mis en avant l’importance d’un retour à la table du dialogue et de privilégier la raison et la sagesse afin de contenir la crise, de manière à garantir la sécurité énergétique mondiale, la liberté de navigation et la protection de l’environnement, tout en préservant la stabilité de la région.
Le ministère omanais des Affaires étrangères a, quant à lui, réitéré ses appels en faveur de l’instauration de la paix et du renforcement de la sécurité et de la stabilité dans la région. Il a, en outre, exhorté à mettre fin à la guerre en cours et à revenir au dialogue et à la diplomatie, les qualifiant de « meilleure voie pour traiter les causes profondes des crises et les facteurs du conflit actuel, de manière à préserver la stabilité, la prospérité de la région et la sécurité de ses populations ».












